Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 07:14

DURBAN SAMEDI MATIN

Le mélodrame continue; certaines questions ont été résolues la nuit dernière : technologie, le comité pour l’adaptation, standing committee et finance à long terme, possibilité de recourir aux marchés pour améliorer le rapport cout-efficacité de mesures d’atténuation mais le big deal n’est pas conclu loin s’en faut. ‘We are on the verge of collapse’, c’est le constat que j’ai entendu ce matin en revenant à l’ICC après quelques heures de repos.  La journée sera encore longue pour les ministres travaillant sur l’accord concernant la 2PE et un nouvel instrument.

Par TAUGL
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 17:22

DURBAN ISSUE 11

Mandela : Ça parait toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait

Dernier jour

On peut s’attendre à une nuit blanche et une clôture demain aux petites (ou grandes)  heures de la matinée. Le temps est gris et frais, il pleut. Il semblerait que les USA s’assouplissent et pourraient finalement accepter l’idée de la feuille de route. D’après Huhne on progresse mais on n’y est pas encore. (je confirme). On progresse aussi sur le FVC. Le problème est que les USA signerait une décision pour une feuille de route certes mais qui ne mènerait nulle part et pas vers le traité contraignant que l’UE souhaite.

Huhne a dit hier que l’UE n’acceptera pas n’importe quel deal, la décision devra être consistante. Ce que nous voulons est un une feuille de route qui aboutira à un traité unique et global qui apporte une solution aux CC. Si nous n’avons pas de décision crédible, nous n’aurons pas d’accord et nous quitterons Durban les mains vides, attendant le moment propice pour un accord crédible.   

La beauté de Durban ? l’alliance UE pays en développement ?

La beauté de Durban, la réussite de la part des organisateurs d’avoir impliqué tant de volontaires qui renseigne les participants à tous les coins de rue, qui les assistent à tout moment. Personne ne tarit d’éloges sur l’excellence de la tenue de cette conférence. La ministre nous a expliqué que c’est la manière africaine de faire les choses, son hospitalité. Pour elle, l’Afrique du Sud est un produit de la solidarité internationale, et recevoir est une des manières de remercier la communauté internationale d’avoir été aux cotés de l’Afrique du Sud pendant ses moments difficiles. Ils ne passeront devant aucune opportunité pour dire merci.

Les canadiens qui ont eu très mauvaise presse ici et viennent de donner leur feu vert à un projet mené par Total pour l’exploitation de sables bitumineux, ont affirmé hier que ‘si on peut signer un nouveau régime pour le climat avant 2015, ce serait bien, si ça prend plus longtemps, ce serait OK … mais on ne peut quitter Durban sans un accord ferme sur le traité. 

Les sables bitumineux sont une des bêtes noires des associations écologiques. Convoités en raison de l'augmentation des cours du pétrole, les sables bitumineux, source de pétrole non conventionnel, nécessitent des techniques d'extraction complexes et polluantes. Les associations écologiques leur reprochent l'engloutissement de vastes quantités d'eau, la destruction d'hectares de forêts et la pollution des sols et des nappes phréatiques, sans compter bien sur le CO2.

 

Dans les coulisses

 

Au detour des couloirs: Pour que Durban n’envoie pas un message invitant à ne rien faire. Tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir.

 

Lecon retenue de Copenhague, la Présidente a posté les options (avenir du PK, nouvel instrument) des textes en discussion  sur le web.

 

Tout le monde continue de se plaindre de la complexité des discussions. Nous ne dormirons pas cette nuit. Mais des progrès sont enregistrés sur le FVC, sur les engagements, certains pensent qu’il ne reste pas suffisamment de temps. Meme si les sources de financement restent un point difficile. Quoi des engagements ou de FVC représente la volonté politique des parties ?

 

Point de vue : Yannick Jadot député européen vert-Europe Ecologie

La négociation climatique est bien plus qu’une négociation environnementale. Lutter contre le dérèglement climatique nécessite de modifier en profondeur nos modes de production, de transport et de consommation. Autant d’habitudes, de rentes et d’intérêts difficiles à bousculer alors que les politiques climatiques, pour être efficaces, ne pourront plus se contenter de distribuer généreusement dérogations et quotas de CO2 aux pays et entreprises récalcitrants. Jamais une négociation internationale n’a généré une telle opposition, associant des multinationales des énergies fossiles, de la chimie, du ciment, de l’automobile ou de la sidérurgie. Une nouvelle économie émerge pourtant, avec une incroyable course dans les technologies vertes. Les renouvelables font leurs preuves : des centaines de milliers d’emplois non délocalisables (déjà 370 000 en Allemagne) ; des réseaux puissants de PME ancrant l’économie sur les territoires ; un marché mondial en expansion estimé à plus de 2000 milliards de dollars en 2020 et déjà les deux tiers des nouvelles capacités de production électrique installées en Europe ! Idem pour la sobriété et l’efficacité énergétique : en baissant de 20 % son ébriété énergétique, l’UE économiserait chaque année 100 milliards d’euros et chaque ménage 1000 euros ; deux millions d’emplois seraient créés, notamment dans le bâtiment. La France ne possède pas moins d’atouts que l’Allemagne ou la Chine pour participer à cette formidable aventure. Mais elle prend du retard car la transition énergétique y est bloquée au nom d’intérêts dits «supérieurs», en réalité au nom d’un véritable archaïsme industriel : EDF pénalisée par tout kWh d’électricité économisé, Areva concurrencée par tout panneau photovoltaïque ou éolienne installé, Total effrayée par des voitures plus efficaces…

Partout dans le monde une partie de la société est en mouvement : des pays (l’Allemagne et le Royaume-Uni avec des objectifs climatiques près de deux fois plus ambitieux que la France), des régions et des Etats fédérés, des villes, des entreprises, dont Siemens, GE, Sony, Ikea, Philips, Unilever ou Danone, des investisseurs et des organisations de la société civile ont fait de la lutte contre le dérèglement climatique et de la nouvelle économie qui l’accompagne un projet collectif, au nom de l’intérêt général ou privé. Leur structuration avance mais, hétérogènes, ils peinent à peser au niveau national ou mondial. Qui se souvient que le gouvernement français a sacrifié 20 000 emplois dans le photovoltaïque il y a peu ? Les élus ont la responsabilité d’offrir à ces acteurs un cadre administratif, financier et industriel incitatif et stable, et d’accompagner la transition industrielle et sociale de l’ancienne économie.

Nous n’avons pas à choisir entre catastrophe économique et catastrophe climatique. Nous pouvons réconcilier l’économie avec la planète et les citoyens avec leur avenir. C’est un projet de société. Aux responsables politiques de convaincre, aux citoyens de s’en emparer. Alors la négociation climatique changera de nature.

Walk the talk (l’expression utilisée par Christiana Figueres pour parler de la part que chacun doit faire pour lutter contre les CC)

Des certificats de réduction d’émissions d’un projet du MDP à Johannesburg seront utilisés pour compenser les émissions générées par le voyage du secrétariat et des délégués financés pour participer à la COP 17. (Il existe en effet un fonds pour financer la participation des pays en développement.)   Le projet est une coopération avec SS-GATE, la plateforme qui a permis les compensations. ‘Cette initiative qui a rassemblé des agences publiques, le secteur privé et un projet de réduction d’émissions du MDP, est un exemple du genre de  coopération et de créativité nécessaire pour lutter contre les CC’, a déclaré Richard Kinley. Par cette transaction, SS-GATE a trouvé un bailleur de fonds,  Guangzhou Shengzhou Investment Limited Corporation, pour acheter les certificats, venant du projet de conversion charbon au gaz naturel de la plus grande briqueterie d’Afrique du Sud, qui compenseront les 1844 tonnes d’émissions résultant des voyages des 398 personnes du secrétariat et 369 délégués financés. SS-GATE a été établie par une division du PNUD pour la coopération Sud-Sud. C’est un mécanisme de transfert de technologies qui promeut la coopération S-S.

L’intervention des jeunes a été remplie d’émotion.

‘Vous parlez au nom de vos peuples. Vous connaissez le poids de cette responsabilité. Je parle au nom de plus de la moitié de la population mondiale. Je parle au nom de la majorité silencieuse. Vous nous avez donné un siège dans cette salle mais nos intérêts ne sont pas sur la table. Que faut-il faire pour accéder au jeu ? lobbying, argent, influence commerciale ? Vous négociez depuis ma naissance. Durant tout ce temps, vous n’avez tenu aucun de vos engagements, vous avez raté vos cibles, et cassez vos promesses. Mais vous avez déjà entendu tout ça.  

Nous sommes en Afrique, où vivent les communautés en ligne de mire des CC. Théâtre des sécheresses les plus terribles menaçant 13 millions de personnes. Les gens les plus pauvres ont besoin de financement pour l’adaptation MAINTENANT. Ceux de la corne de l’Afrique et du township voisin de KwaMashu, hier. Mais à l’aube de 2012, le FVC reste vide. L’AIE nous a dit que nous avions 5 ans jusqu’à ce que la fenêtre pour éviter des CC irréversibles se ferme. Et nous entendons que vous remettez de nouvelles actions à après 2020. La science nous dit que nous avons 5 ans, vous dites : donnez-nous en 10.  La plus grande trahison de votre génération envers la nôtre est ce que vous appelez AMBITION. Nous sommes témoins d’un manque de courage incroyable de votre part. Vous passez votre temps à adopter des choses que vous aviez approuver l’année d’avant. Le temps de l’action progressive est fini. Plus tard, ces années seront perçues comme l’époque où les intérêts égoïstes et étroits, auront prévalu sur la science, la raison et la compassion. L’ambition existe ici mais elle est qualifiée de radicale, de politiquement impossible. Penser  à demain n’est pas radical. Ce qui l’est est de modifier entièrement le climat de la planète, de trahir les générations futures et conduire des millions de gens vers la mort. Ce qui est radical est d’ignorer que le changement est à notre protée. 2011 fut l’année où la majorité silencieuse a fait entendre sa voix. 2011 fut l’année où le bas a secoué le haut. 2011 fut l’année où le radical est devenu réalité. Le principe fondateur de la Convention (responsabilité commune mais différenciée) ne doit pas être débattu. Respecter le. Respecter les valeurs de l’humanité. Respecter le futur de vos descendants. Délégués et négociateurs du monde entier – faites-le. (Get it done)'

 

Par TAUGL
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 21:06

j'espere que le blog sera plus lisible maintenant. entrons dans les dernieres heures chaudes de la reunion, des negociateurs fatigues errent dans les couloirs, les rumeurs soufflent le chaud et le froid, certains points proches d'un  accord sont maintenus en status quo pour servir de monnaie d'echange. rien de nouveau sous la pluie de Durban, si en fait le temps qu'il a fait ces deux semaines est tout a fait inhabituel pour la saison.

bonne nuit je veille sur vous

maman cherie

Par TAUGL
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 20:56

DURBAN ISSUE 10           'MAKE A PLAN'


L’optimisme règne dans les couloirs de Durban ce matin. Des accords sembleraient proches sur le FVC  et la 2PE.

"Je suis plutôt confiant sur l’obtention d’un résultat positif des négociations sur le FVC." a dit l’envoyé des USA Todd Stern. Seuls quelques détails techniques restent à résoudre. Le FVS est une priorité pour les BASIC.

Lors de leur première conférence de presse commune, les BASIC ont réaffirmé leur demande de voir une 2PE adoptée. Ils ont réfuté les rumeurs de désaccord dans le groupe. 

Il semble probable que la 2PE passera à Durban.

Dans les coulisses

Le compte à rebours a commencé, les séances Indaba sont dans une phase de haut niveau critique, un observateur a noté que la question qui se pose maintenant est de savoir si l’écart politique viendra s’ajouter aux écarts sur l’ambition, le financement et la mise en œuvre. Les variations du ‘grand tableau’ ont été présenté par la présidence montrant comment ‘fusionner et assortir’ les options sur la 2PE et établir les étapes vers un éventuel nouvel instrument juridique contraignant en vertu de la Convention, ou d’autres alternatives pour mettre en œuvre le Plan d’Action de Bali et les Accords de Cancun. ‘On leur a mis du pain sur la planche’. Un négociateur a déclaré qu’avec la crise financière et la lenteur des négociations sur le FVC il n’y a peut-être pas assez de carottes pour les pays en développement. La comparabilité des engagements pris par les pays développés et les grands émetteurs sera pour les ministres un défi très difficile, voire impossible à résoudre ici.

Les dernières heures verront un processus ministériel de prise de décisions politiques associé à une frénésie de réunions parallèles sur des dizaines de questions techniques en suspens.  

A la tribune, en séance plénière, la ministre française de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet citait la Sud-africaine Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature: "Les formules qui semblent avoir perdu tout leur sens à force d'avoir été répétées trop souvent sont celles qui contiennent le plus de vérité".

Rien n’est impossible quand on a un plan

Les plus belles merveilles érigées par l’homme l’ont été parce que leurs architectes avaient un plan. A Cancun, les parties avaient décidé d’élaborer des stratégies de développement bas carbone (LCDS) pour les PD que les PeD étaient encouragés à élaborer aussi.

A Durban, ce sont les éléments de ces stratégies qui sont discutés. Les LCDS peuvent constituer un moyen efficace pour augmenter le niveau d’ambition. Dans les PD, elles peuvent permettre d’éviter de choisir des actions lock-in aux couts prohibitifs. Elles permettront d’identifier les infrastructures et technologies bas carbone efficaces ainsi que les potentiels cachés. Pour les PeD, elles permettront d’identifier ce qu’ils peuvent proposer dans leur plans nationaux et le soutien financier, technologique et renforcement des capacités nécessaire. Les LCDS conduiront à une diversification de l’économie et à des opportunités de développement. Certains pays ont déjà commencé à mettre en œuvre des stratégies à long terme. L’Afrique en est un. L’UK un autre qui a élaboré un plan de transition bas carbone.

Et si on parlait de l’eau   

Les ressources en eau seront fortement impactées par les CC selon l’IPCC. Et cette question est de plus en plus discutée. Mais l’eau n’est pas seulement une question d’adaptation. Une bonne gestion de la ressource en eau est une source de réduction d’émissions. L’industrie de l’eau au RU consomme 3% de l’énergie produite ; en Inde, 6% des émissions viennent du pompage de l’eau pour l’irrigation. Les émissions de méthane et oxyde nitreux émis durant le traitement des eaux usées ne sont pas négligeables. Il faut porter attention aux stratégies d’atténuation qui peuvent affecter la qualité des eaux comme le captage et la séquestration de carbone. Les agrocarburants nécessitent une gestion prudente des ressources en eau.

Les subventions aux énergies fossiles

Les éliminer peut contribuer à combler le gigatonne gap et rester sous les 2C. Et fournir des revenus innovants pour la finance climatique.

D’un observateur désabusé au sujet de l’optimisme du ministre sud-africain: ‘Je ne sais pas d'où ça lui vient. Mais il se trouve que, comme elle, beaucoup de ministres ont des ambitions si faibles qu'ils se contentent de peu !’

‘Tout le monde sait qu'il y a une déconnexion totale entre ce que disent les scientifiques – pour éviter +2 °C,  +3 °C et plus – et ce qui se discute ici, qui ne répond pas du tout à l'urgence. Cette déconnexion, tout le monde s'en rend compte, mais il faut savoir qu'un accord comme ça ne peut être que complexe à signer.’

Le twist américain : "La limite des 2 0C est un objectif sérieux pour guider notre action, mais qu'il ne peut à lui seul déterminer les objectifs nationaux."


Selon un des climatologues les plus connus et un des premiers à avoir sonné l’alarme sur les CC, James Hansen, deux petits degrés Celsius de plus par rapport aux températures préindustrielles seraient déjà "un désastre". Le seuil des 2C fixé par la communauté internationale ne permet pas de protéger les sociétés sur le long terme. "Nous sommes aujourd'hui tout près des températures de la période de l'éémien, il y a 130 000 ans, ou du holsteinien, il y a 400 000 ans, a déclaré M. Hansen. Or, à ces deux périodes, nous savons que le niveau moyen des mers était de 4 à 6 mètres plus élevé qu'aujourd'hui." Ses travaux montrent qu'avec un degré de plus qu'aujourd'hui - c'est-à-dire 1,7 0C de plus par rapport au niveau préindustriel -, la Terre excéderait les températures atteintes au cours de ces deux récents pics de chaleur. Elle atteindrait sa période la plus chaude depuis environ 3,2 millions d'années. "Dépasser ce réchauffement renverrait le climat à ce qu'il était au début du pliocène", lorsque les océans étaient environ 25 m au-dessus de leur hauteur actuelle, ajoute le chercheur. "Si la teneur en CO2 venait à doubler, précise-t-il, cela reviendrait à augmenter la température moyenne d'environ 3C (par rapport au niveau préindustriel) et cela renverrait la planète à un état où la cryosphère (l'ensemble des glaces de mer et des glaciers continentaux) n'existait pas."


Fonte des calottes


La hausse des températures ne fait pas monter les océans instantanément : le système se met lentement à l'équilibre. Mais, selon M. Hansen, les données paléoclimatiques montrent que le rythme d'élévation des mers peut atteindre 1 m à 2,5 m par siècle, en raison de la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique.

Le seuil de 2C au-dessus des niveaux préindustriels est la certitude d'un "désastre à long terme", conclut M. Hansen. Même si "nous ne savons pas précisément à quel terme". Pour le chercheur, connu pour ses positions très tranchées et jouissant d'un grand prestige dans la communauté scientifique, "pour conserver un climat qui ressemble à peu près à celui de l'holocène, la période au cours de laquelle la civilisation s'est développée", il faut "maintenir la concentration de CO2 atmosphérique sous les 350 parties par million (ppm)". Elle était de 270 ppm au XIXe siècle et elle est aujourd'hui de 390 ppm.

Mais, ajoute le directeur du GISS, il est possible de la faire baisser "en supposant que la reforestation peut pomper 100 milliards de tonnes de carbone" et "en réduisant les émissions de 6 % par an, en commençant dès l'an prochain". Or, rappelle-t-il, "si nous avions commencé il y a seulement cinq ans, une baisse de 3 % par an aurait suffi".


Et le permafrost dans tout ça ?

D'énormes quantités de carbone sont séquestrées dans le permafrost. 

Description: http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gifet son dégel risque de relarguer dans l'atmosphère des quantités GES bien supérieures à ce que prévoient les modèles actuels. «On a calculé que le dégel du permafrost pourrait rejeter des quantités de GES équivalentes à ce que produit la déforestation (entre 15 et 20% des émissions mondiales). Mais dans la mesure où ces rejets incluraient du méthane, l'effet global sur le climat pourrait être 2,5 fois plus important», selon une 40aines de scientifiques du Permafrost Carbon Network.

Les sols gelés de l'Arctique représentent 1700 milliards de tonnes de carbone soit quatre fois plus que tout le carbone émis par l'activité humaine au cours de la période industrielle et le double de ce que l'on peut trouver dans l'atmosphère aujourd'hui. Ces chiffres justifient l'attention portée à ce sujet.

Plusieurs hypothèses 

Si la température moyenne des zones arctiques augmentait de 2,5°C d'ici à 2040 (par rapport à la moyenne de la période 1985-2004), le permafrost relâcherait de 30 à 63 milliards de tonnes de carbone (CO2 et méthane confondus). Avec une augmentation de 7,5°C d'ici à 2100, on passerait à une quantité de 232 à 380 milliards de tonnes.

«Ces estimations sont de 1,7 à 5,2 fois plus importantes» que celles retenues par des études récentes. «Le sentiment des chercheurs est que les émissions futures seront beaucoup plus fortes que ce qu'indiquent les modèles. Car ces derniers, très difficiles à établir, ne représentent pas encore tous les processus liés à l'évolution du permafrost» Mais la plus grande inconnue porte aujourd'hui sur la quantité de méthane qui pourra être relâchée par rapport au dioxyde de carbone. Le méthane ayant un potentiel de réchauffement 25 fois plus puissant que le CO2, les effets seraient dramatiques et risqueraient d'emballer le cercle infernal: les GES déjà dans l'atmosphère causent le réchauffement climatique qui lui-même favorise la fonte du permafrost responsable à son tour d'un relargage supplémentaire de gaz à effet de serre…

 

 

 

Par TAUGL
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 06:54

DURBAN ISSUE 9


Hier ouverture de la partie ministérielle de la COP 17. Ban Ki-Moon a souligné la gravité du moment mais a émis de forts doutes quant au succès au vu de la situation économique mondiale et des tensions politiques actuelles. ‘Il faut être réaliste a-t-il affirmé, un nouveau traité est probablement hors de portée. Cependant il a commencé en rappelant que le monde approche un point de non-retour et que seuls les décideurs réunis à Durban peuvent nous éloigner du précipice.  "Je vous demande de considérer avec attention une deuxième période d'engagement du protocole de Kyoto. Si Kyoto tout seul ne résoudra pas le problème du climat, il constitue une fondation sur laquelle bâtir"


Zuma quant à lui a appelé à plus d’ambition. Eloquemment il a continué en disant que ‘Nous sommes tous d’accord sur le fait que le monde soit en danger, et nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut agir. Le problème commence quand il faut dire quoi et comment. ‘ Il a ajouté ‘Agissez pendant que c’est encore possible.’ Il a aussi dit qu’il était temps de concentrer sur l’identification des solutions pratiques pour l’adaptation et non plus sur l’analyse et l’étude (less yada yada more actions). Il a appelé à plus d’actions sur le terrain. Le Comité pour l’adaptation doit apporter une fin à l’approche fragmentée sur le sujet. Il a mentionné la nécessité de mettre le FVC en marche maintenant.


Le Prince Albert de Monaco a joint sa voix au concert des pro-Kyoto.  Au même moment, les premiers signes de désaccord apparaissent de la part de l’UE. L’UE demande des précisions sur la position de la Chine. La Chine est vue comme la clé de la solution mais comment et quand reste une question que l’UE


Le plus petit dénominateur commun aujourd’hui : accepter l’idée d’un traité contraignant.


Du coté des négociations, comme l’a dit un négociateur, il n’est pas du tout évident que tous les problèmes pourront être résolus d’ici la fin de la conférence. Voilà une nouvelle originale !

L’arrivée des ministres a signifié un regain d’activités. Réunions tard dans la nuit afin de respecter le délai de préparation d’un projet de décisions et affiner les options possibles pour examen en vue d’une solution politique par les ministres. Les délibérations sur le FVC sont difficiles, l’accord si il est réalisable sera une coquille vide selon certains habitués. Encore une nouveauté ! On a espoir de voir la forme Zulu de démocratie participative inspirer de manière décisive la recherche d’un terrain d’entente.


Hier le secrétariat a lancé son initiative « une dynamique de changement » qui célèbre et met en lumière les réussites en matière d’adaptation et d’atténuation. Un des délégués en a conclu que « lorsque nous nous retirons dans des salles fermées pour argumenter, nous devons nous rappeler que les CC affectent la vie des gens. » Pensée oh combien profonde.     


Mme Hedegaard (Mme climat UE) sur son Twitter hier a dit , “parfois les messages sont plus optimistes aux conférences de presse que dans les salles de négociations.”


Maite Nkoana-Mashabane, reste optimiste, les cartes sont sur la table le travail monte en puissance et nous semblons nous mouvoir dans la bonne direction a-t-elle précisé.


L’Inde continue de rejeter la feuille de route de l’UE la qualifiant de “quid-pro-quo.” L’Inde est perçue comme ayant pris la place de la Chine en tant que ‘bloqueur de progrès’.


Certains désabusés regrettent que des avancées pratiques sur l’adaptation, finance, technologie, forets soient les otages de Kyoto.


Le ministre gambien au nom des PMA a dit hier son incapacité à comprendre que certains puissent proposer un report de décision à 2015 ou plus tard alors que les migrations internes et les effets des CC frappent aujourd’hui les PMA et que la survie des petites iles.

Le Président a fait le point hier dans une plénière informelle dans un souci de transparence, ouverture et pour inclure tout le monde.  Sur la question de l’assurance que la 2PE entre en vigueur en 2013 plusieurs options : 1. application provisoire des amendements qui devront être ratifiés ultérieurement ; 2. un résultat sous la forme d’une décision unique, sans amendement au PK ; 3. Déclaration unilatérale des parties. Une décision politique est nécessaire sur 2PE et les liens entre PK et ‘paquet de Durban’.


La colère par rapport à la position de l’Inde grandit de la part des PMA et AOSIS surtout.


Le dernier ‘Climate Action Tracker’, (Ecofys et Climate Analytics) conclut qu’un réchauffement d’environ 3.5C par rapport à la période pré-industrielle est probable d’ici à 2100. (l’augmentation est aujourd’hui de 0.8C) Pour être franc, plus on attend (par ex 2020), moins on aura d’options, plus les couts seront élevés, et plus il sera improbable de rester sous les 2C et plus la menace pour les plus vulnérables sera importante.


D’autres rapports du PNUE et AIE ont tiré des conclusions similaires. "La porte pour atteindre nos objectifs se ferme rapidement," d’après Maria van der Hoeven, Directrice exécutive de l’AIE. "Alors que je lance un appel à un accord sur les émissions, j’adresse un simple message aux participants à cette conférence : n’attendez pas un traité global – agissez maintenant.’ Plus les gouvernements attendent, plus le risque de se retrouver enfermés dans des systèmes énergétiques ‘haut-carbone’ et inefficace augmente. Beaucoup de négociateurs pensent comme elle, le désir d’un accord à tout prix aboutira à un résultat faible. Le résultat doit être basé sur les faits scientifiques maintenant bien établis. 


La position de la France, par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie et du développement durable, et Alain Juppé, ministre des affaires étrangères 

‘Certes, quelques grands pays, dont la France et ses partenaires européens, mènent de véritables politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Certains pays émergents ont compris l'importance de l'enjeu et ont amélioré leur efficacité énergétique. Mais ils mènent ce combat chacun de leur côté alors que ces phénomènes débordent les frontières. Sans une action internationale décidée et immédiate, nous paierons collectivement le prix de l'indécision. Le président des Maldives, que nous recevions à Paris en octobre, le disait de façon éloquente : "On ne négocie pas avec la Nature."

La France veut, avec ses partenaires européens, tout faire pour éviter l'échec annoncé à Durban. Nous sommes prêts à prolonger les engagements du protocole de Kyoto, qui prend fin cette année, si la communauté internationale s'attelle dans le même temps à un nouvel accord, juridiquement contraignant.

Pour être à la hauteur des enjeux, cet accord doit impliquer les principales économies et afficher l'objectif de division par deux des émissions mondiales d'ici à 2050.

La France veut accompagner les efforts des pays en développement, particulièrement les plus vulnérables, comme elle s'y est engagée à Copenhague. Déjà, l'Union européenne a tenu ses promesses et versé plus de 4,6 milliards d'euros depuis 2010 pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement.

La France veut à aller plus loin pour assurer le financement des immenses besoins que réclame la lutte contre le changement climatique. La présidence française du G20 a fait de la mise en place d'une taxe sur les transactions financières l'une de ses priorités.

Ce financement doit s'accompagner d'autres initiatives, telles que l'instauration d'un prix du carbone sur les émissions du transport maritime et aérien international ou encore le développement des marchés carbone, comme le font ou l'envisagent la Chine, l'Inde, ou l'Australie.

C'est dans cet esprit que nous serons présents à Durban, ouverts au dialogue mais déterminés.’


L’OCDE annonce avoir engagé $22.9 milliards, ou 15 % de leur ODA (aide au développement) en 2010, pour aider les pays pauvres à lutter contre les CC.

1/3 de l’aide pour les CC pour lutter contre les effets tels que sécheresses et inondations. 2/3 pour l’atténuation.  

Les ONG font beaucoup d’efforts pour expliquer clairement les arcanes des sujets débattus ici et surtout à l’intention des ministres. Sur la question des forets et de l’utilisation des sols plus connus sous le nom de LULUCF. Question difficile et complexe s’il en est. A Marrakesh quand on a demandé à un ministre comment la discussion sur la question progressait, il ministre a répondu :’Je n’ai aucune idée. C’est comme se battre dans un brouillard où les fonctionnaires ont toutes les armes.’ Les bases ne sont pas difficiles mais interpellantes. Dans le pays des merveilles du LULUCF, pas de réduction d’émissions au programme. Les ‘règles’ sont facultatives. Si un pays pense que ses activités généreront des émissions, il ne les déclare pas. Si elles se traduisent par une diminution, il le fait. Qui oserait appeler ça de la triche légalisée ? Il faut imposer donc une comptabilité obligatoire. Pire encore. Les nouvelles règles permettent aux pays de comptabiliser les émissions quand ils le souhaitent (niveau de référence d’une projection qui suppose que les émissions vont augmenter, ce qui garantit qu’aucune émission ne doit etre comptabiliser). Si cette règle s’appliquait et pour utiliser une analogie, un pays pourrait construire autant de centrales au charbon qu’il voudrait et du moment qu’il annonce son intention de le faire, il n’aurait plus à comptabiliser les émissions.      

FVC ? Quelle sera sa couleur ? Décidé vert à Cancun, il prend la couleur du charbon ou du secteur privé ou de la Banque Mondiale, ce que les ONG n’aiment pas du tout. Devrait-il une banque d’investissement pour le privé, qui ne finance rien à perte et qui ne doit pas prendre la responsabilité des pays historiquement responsables ? A Cancun, le fonds avait la couleur sobre en charbon et résilient pour les plus vulnérables. Les ONG demandent donc des fonds publics, additionnels et prévisibles. Elles appellent à la création de financements innovants.  

REDD : un moratoire sur les mécanismes REDD, c’est ce que demande une nouvelle alliance d’organisations indigènes. Mécanismes sont officiellement prévus pour lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, source importante d'émissions de GES, mais vu par ces organisations, comme un «nouveau business sur le dos du changement climatique». Réduite à un puits de carbone, la forêt y est évaluée en fonction de la quantité supposée de carbone qu'elle contient. En préserver quelques parties permet d'obtenir des certificats d'émissions évitées valorisables sur les marchés carbone. Sont ainsi niés qu'une forêt est aussi un réservoir incomparable de biodiversité, un chaînon essentiel au cycle de l'eau mais aussi un lieu de vie de populations locales. Selon plusieurs rapports récents, les projets REDD en cours s'accompagnent bien souvent de logiques d'accaparement et de violations des droits des populations locales qui vivent de ces forêts ou à proximité.

Pour vous donner un aperçu de ce que les ministres discutent à Durban :  Ça fait partie de ce qu’on appelle désormais le paquet de Durban. (en anglais seulement)

 

INDABA: THE BIGGER PICTURE

Wednesday, 7 December 2011

Context

           Full, effective and sustained implementation of the Convention in a comprehensive

            manner that is capable of addressing the present and predicted climate change

            imperatives in the longer term.

           Agreement on a second commitment period of the Kyoto Protocol including on

            QELROs and rules, and ensure continuity so as to avoid a gap after 1 January 2012.

           Need to address urgently:

o           the ambition gap in order to hold the global average temperature increase

                        below 2 °C ;

o          the finance gap to ensure continued scaling up of climate financing now and

            beyond 2012;

o          the implementation gap by maintaining and strengthening the legally binding

            framework, including under the Kyoto Protocol, implementing existing

            commitments and operationalising the Cancun Agreements, completing work

            and implementing actions on all pillars of the Bali Action Plan.

           In addition to urgent immediate action to raise ambition, strengthening the longterm

            global goal based on the outcome of the 20132015 review.

           Foster mutual reassurance by, for instance, clarifying targets and understanding the

            diversity of mitigation actions, and designing robust, rigorous and transparent

            accounting and reporting for mitigation and finance.

           A multilateral response that:

o          Is part of the UNFCCC framework and its decisions and based on its principles,

                        objectives and provisions;

o          takes into account equity and common but differentiated responsibilities and

                        respective capabilities; and,

            o          is pragmatic, effective, sciencedriven, timely and tailored to address the

                        objective of the Convention, and could include a combination of legally binding

                        instruments, decisions, rules and guidelines as part of the multilateral rules 

                        based system.

 

           All Parties need to do more, with developed countries continuing to take the lead and

to provide the necessary means of implementation, within an enhanced multilateral

rulesbased system applicable to all.

           All Parties are subject to changing economic circumstances and have differing social

and economic development priorities and opportunities.

[Implementation under the Convention Reflection of the work programme agreed to in

Durban]

[Giving effect to Kyoto amendments in time to avoid the gap]

 

Task

 

Option 1

           Develop and finalize a legally binding instrument in the form of a protocol

pursuant to Article 17 of the Convention

 

Option 2

           Complete the agreed outcome based on 1/CP.13 (Bali Action Plan) and 1/CP.16

(Cancun Agreements) through a legally binding instrument

Option 3

           Complete the agreed outcome based on 1/CP.13 (Bali Action Plan) and 1/CP.16

(Cancun Agreements) through a series of decisions

 

Option 3 bis

           Complete the agreed outcome based on 1/CP.13 (Bali Action Plan) and 1/CP.16

(Cancun Agreements) through a series of decisions, and begin a process to develop

post2020 arrangements

 

Parties may wish to explore combinations of options

 

Forum

 

Option 1

           in the Ad Hoc Working Group on Longterm Cooperative Action under the

Convention, to be extended to [X]

 

Option 2

           under a subsidiary body under the Convention, hereby established and known as

the AdHoc Working Group on [XX]

 

Timeline

 

Option 1

           with a view to adopting a legally binding instrument in the form of a Protocol or

another legal instrument at the [18th][21st] Conference of the Parties

 

Option 2

          with a view to adopting the results of its work at the [X] session of the Conference

of Parties which shall meet as often as necessary and feasible, with the aim of completing its work by [2012][2015][2016][2017].

 

Parties may wish to explore phases, milestones and deadlines as elements of the timeline.

 

Content/Coverage

           1/CP.13 (Bali Action Plan), including unresolved elements

           1/CP.16 (Cancun Agreements)

           Mitigation (including targets and/or actions for all Parties, MRV and market

mechanisms) adaptation, technology transfer, finance and capacity building

           Common legal platform for mitigation actions by all Parties

           Process to raise the level of ambition

 

La réduction des risques liées aux catastrophes naturelles a été un de mes sujets de travail avant notre départ. Et les parlementaires réunis ici en ont bien conscience: ils ont invité Margareta Wahlstrom, l’envoyée spéciale du Secrétaire Général des NU sur la question. Elle a parlé de la nécessité de plus grands engagements pour réduire les risques et s’adapter aux CC dans un contexte où les pertes liées aux catastrophes augmentent plus vite que le GDP. Elle a affirmé que les exemples de notre manque d’anticipation et de sagesse abondent dans le domaine de la planification urbaine. Le nombres de gens vivant le long des côtes et rivières à risque augmente dramatiquement. La population mondiale a augmenté de 87% depuis 1987 mais l’augmentation de population dans les zones côtières vulnérables a été de 194% et 140% dans les zones fluviales inondables. “Cela dit tout sur où nous mettons nos ressources économiques et nos villes,” a-t-elle ajouté. 

Le résultat malheureux d’un mauvais zonage et d’un manque de planification est que de nombreux pays perdent entre 3% et 15% de leur GDP par annuellement. Les parlementaires ont fait prendre conscience du fait que la réduction du risque contribue à l’adaptation aux CC et que ensemble ils sont une partie essentielle du développement durable. Elle en appelle aux pays pour collecter systématiquement des données sur leurs pertes pour l’évaluation des impacts socio-économiques des catastrophes sur le développement et le ciblage des investissements pour protéger les gains de développement.

Peut-on trouver mieux que l’ONU pour faire entendre la voix de tous ? les pour et les contre s’expriment et des points valables existent des deux côtés. Il reste vrai  que dans quel autre forum on trouve l'archipel des Maldives traiter plus ou moins d'égal à égal avec les Etats-Unis ? Aucun.» Il ne faut pas oublier que les conférences climatiques onusiennes réunissent des milliers de personnes, parmi lesquelles des ONG, des entreprises, des syndicats, des collectivités locales, … «C'est une occasion de parler de toutes ces questions que sont l'adaptation, les plans climat, les impacts sur l'agriculture, …, et de trouver des solutions en marge des négociations officielles.»

L'ONU reste la meilleure institution pour discuter des problèmes globaux que sont le climat, la biodiversité, l'environnement. En conclusion: l'ONU n'est pas la panacée, mais quand on n'a pas ce qu'on aime, il faut aimer ce qu'on a.


Et vous qu’en pensez-vous ? ‘Entre l'écologie politique et les curés de la décroissance en milieu urbain il y a tout de même une marge qu'il n'est pas interdit de faire remarquer...’


Jean Rostand : "l'obligation de subir nous donne le droit de savoir" 

 

 

Par TAUGL
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