Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 16:47

 

Rodney Bay Ste Lucie Jeudi 26 janvier


Avons quitté l’anse Mitan dimanche pour un premier arrêt à la grande Anse d’Arlets. Mouillage comme nous les détestons c’est-à-dire très, trop peuplé. Trouver une place dans un fond de tenue moyenne est difficile ; nous mouillerons devant la plage et alors que les enfants se jettent à l’eau pour vérifier l’ancre, il manque de se faire passer dessus par un bateau à moteur. Le capitaine du-dit bateau incrimine le soleil pour expliquer qu’il ne les avait pas vus ! La femme du capitaine de frayeur et vexée d’avoir été prise en défaut devient hystérique et insulte Olivier. Charmant comme bienvenue. Devant la plage du bruit et des odeurs mais nous retrouvons Graffiti qui nous présente Sophie qui réparera nos focs pour un prix très raisonnable. Sophie est une montagnarde aguerrie tout comme son ami, guide à Chamonix.

 

Le prochain arrêt c’est à Ste Lucie que nous le ferons. A la soufrière plus exactement. Là encore, le water taxi nous saute dessus à l’entrée de la baie et ne nous lâche pas. Le mouillage n’est pas autorisé, il faut prendre un corps-mort et les prix fluctuent suivant l’interlocuteur rencontré. Mais le mouillage est magnifique, au saut de pitons rocheux, avec une vague odeur de soufre dans l’air. Paysage dramatique et vertigineux. Le volcan n’est pas loin. La baignade est là aussi dangereuse tant les barques à moteur sont nombreuses, et frôlent les bateaux. Les visiteurs sont nombreux aussi, vendeurs de fruits, puis de poissons, puis de souvenirs.

 

Le village est pauvre. Quel contraste en quelques miles, la Martinique riche et développée ; à coté Ste Lucie, pauvre, aux maisons délabrées et aux supermarchés aux rayons vides et poussiéreux. Cependant Ste Lucie est touristique et les nombreux mini-bus déversent les américains rougeauds au jardin botanique. Nous ferons une petite promenade aux abords de la rainforest et serons étonnés de voir un contraste incroyable entre riches et pauvres, bien plus saisissant que dans d’autres endroits. Porsche et mercédes à coté de cases en ruines. L’argent semble-t-il vient de la drogue car l’ile ne vit que du tourisme et de la banane, bien subventionnée par l’ UE mais actuellement en crise. La population est moins accueillante et souriante qu’en Martinique. Les ravages de l’alcool et/ou de la fumette sont évidents. Nous ferons un peu de snorkeling, de jolies patates et des poissons.

 

Ce soir, nous sommes à Rodney Bay, tout ce que nous détestons puissance 10 ; jet-skis, parachute ascensionnel, bouées de plage, bruit, passage, un mouillage densément peuplé, un paysage moche et plat. Espérons organiser une excursion à terre mais ne nous éterniserons pas ici. La plaisance de masse ne nous sied guère, nous sommes snobs et le revendiquons.

 

Je ne sais pas si je vous avais parlé de la ferveur des martiniquais. L’église affiche plus que complet les dimanches matins. Au point que les fidèles suivent l’office sur le parvis de l’église ! Les plus beaux habits et chapeaux sont de mise , l’ensemble est coloré et gai. Pas du tout ce que nous aurons ressenti à Ste Lucie. En effet

 

ce lundi 30 janvier avons quitté Rodney Bay pour revenir à l’Anse Mitan. Une navigation menée tambour battant à plus de 7 nœuds au bon plein avec une houle souvent forte et deux bords dans la baie de Fort-de-France pour l’arrivée en fin d’après-midi. Nous sommes contents de retrouver la souriante Martinique. Notre séjour à Ste Lucie ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Le mouillage de Rodney Bay est bruyant à souhait de jour comme de nuit. Les St Luciens et Ste Luciennes ne respirent pas la joie de vivre et sont agacés par les touristes (ce que nous comprenons tout à fait) et le montrent. Ils sont plutôt désagréables et ‘piégeants’ même pour les péquins de bonne foi comme nous pensons l’être. Si nous avons le malheur de ne pas acheter légumes et fruits en traversant des rues où abondent les vendeurs de rue, les insultes ne sont pas loin. Nous avons effectué un tour de l‘ile en bus. Les paysages sont bien différents entre la côte au vent et celle sous le vent, et l’intérieur. On passe de la rainforest à l’herbe sèche et aux arbustes maigrichons. Les villages sont assez pauvres, les maisons délabrées à l’exception de quelques-unes qui sont de véritables immeubles.

 

Ma voisine de bus explique l’ambiance morose et le manque de joie de vivre par la période d’élections qui vient de s’achever et l’absence de perspective d’un avenir bien meilleur. Les temps sont durs ; le parti au pouvoir (labour) a fait des promesses mais les jeunes sont trop délaissés et les opportunités faibles. Le contraste entre richesse et pauvreté est indécent sur un si petit territoire et avoir comme seul futur de gagner sa vie en étant l’esclave des touristes ne fait pas rêver. De plus, la proximité de la Martinique où le niveau de vie est si supérieur n’arrange rien. Dans chaque famille, un membre est expatrié et subventionne les autres ; merci Western Union. Ici la misère ne semble pas moins pénible même si le soleil est au rendez-vous. N’ayant rien à offrir ni à faire ici, ce soir nous sommes mouillés à l’Anse Mitan. Retrouvons Athos et Kéa dans quelques jours nous poursuivrons notre route vers le Nord.

 

Entre temps nous organisons notre retour à terre, inscription des enfants dans leurs écoles respectives ; etc La vente de Taugl ne s’annonce pas aisée.

 

 

Par TAUGL
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 16:41

 

Petite Anse d’Arlets 12 janvier 2012

 

La vie suit son cours aux Antilles entre courses à Carrefour et baignade. Après quelques jours à l’anse Mitan, sommes ce soir à la petite Anse d’Arlets, devant un petit village au joli clocher qui marque les demi-heures et heures de son joli carillon. Calme mais toujours venté, les alizés de Nord-est sont bien établis ; des grains toute la journée. Avons retrouvé une connaissance du Brésil, Zao.

 

Nous vous remercions de vos retours sur nos vœux. Vos messages nous donnent confiance pour les mois à venir et nous permettront d’être plus sereins pour tout planifier. Nous serons en tout cas contents de vous retrouver pour assurer notre stimulation intellectuelle qui fait trop souvent défaut dans la vie de bateau. Vous nous posez quelques questions sur les dates et lieu de retour auxquelles il nous est impossible de répondre à ce jour. Tout dépendra de la vente ou non de Taugl de ce côté-ci de l’Atlantique et de la motivation de tout ou partie de l’équipage pour effectuer la transat retour.

 

Je vous écris au son de l’Angélus ; nous avions beaucoup entendu les muezzins récemment mais les cloches, ça faisait bien longtemps que nous ne les avions entendues et c’est ma foi tout à fait charmant.

 

Le snorkeling ici vaut vraiment la peine, l’eau est très claire et le corail coloré et de formes originales ; peu de poissons cependant mais des langoustes. Nous sommes heureux aussi de nous manger un bon petit morceau de fromage avec un verre de rouge après un ti’punch au bon rhum des Antilles. Avons découvert le Neisson qui nous ravit.

Les enfants se régalent ce soir avec l’annexe à voile au soleil couchant. Petite soirée hamac en perspective si les grains nous lâchent quelques minutes.

 

Samedi 21 janvier Anse Mitan

 

Balade entre anses , dans et sur l’eau, la vie s’écoule doucement au rythme antillais. Aujourd’hui escapade à la capitale Fort-de-France ; le musée régional et ethnographique ; nous y avons adoré les figurines de Will réalisées avec des végétaux de toute sorte. Sans traits de visage et par la seule attitude des corps, elles expriment l’état d’esprit des personnages incarnés. Ravissant. Les poupées revêtues des tenues traditionnelles ont ébloui Zoé et nous ont appris beaucoup sur les mœurs locales. L’ambiance bourgeoise 19ème est le point d’orgue du musée. La journée s’est finie par une heure de percussions du Yakaband, en répétition d’avant Carnaval. D’ailleurs, c’est tous les soirs que nous parviennent les sons entrainants de ces tambours plus ou moins lointains. Nous aimons et admirons la performance physique nécessaire à l’émission de ces sons qui ‘cotonnent’ quelque peu les oreilles. Nous essayerons de ne pas oublier les boules Quiès pour les jours gras !

 

En lecture collective, renouons avec l’aventure et Jack London. Je me suis attaquée au Limonov d’Emmanuel Carrère après les filles de Hallows Farm de Angela Huth, que j’ai beaucoup apprécié. Les relations humaines y sont analysées avec finesse et un parti pris tout à fait féminin.

 

Du coté de la vente de Taugl, rien à signaler. Le capitaine semble s’acheminer vers un convoyage pour pouvoir vider le bateau et faire baisser le prix de manière conséquente. Arthur est sollicité pour faire des vœux d’avenir, difficile ; toujours pas de projets d’avenir qui se dessine. Zoé finit tranquillement son année de CE1 et rêve du lit qu’on va lui acheter de retour à la maison.

 

Encore une fois merci de vos messages de vœu ; ils nous ont touchés et nous savons que nous serons accueillis à bras ouverts. Nous avons hâte de vous revoir tous et de reprendre des discussions animées sur … tout, rien, hier, aujourd’hui et demain.

 

Je voudrais encore ajouter un mot sur la gentillesse et l'accueil des martiniquais. Ils sont extraordinaires d'amabilité, de serviabilité, d'assistance et de sourires. Nous adorons et en profitons pleinement. Aujourd'hui comme souvent l'alizé souffle fort et le clapot s'est levé ; je ne sais si nous partirons à l'Anse d'Arlets tout à l'heure ; nous avons une voile à y récupérer et souhaitons enfin passer une semaine à Ste Lucie.

 

 

 

 

Par TAUGL
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 15:19

 

Chatham Bay Grenadines 30 décembre 2011


Venons donc de feter notre dernier Noel à bord de Taugl. Quel fut-il ? Sobre et calme coucher avant 22 heures pour ne pas déroger à notre rythme de vie de cruiser, lever tôt, coucher tôt et entre temps on ne sait pas ce qui s’est passé. Sommes soumis aux aléas du temps et du vent fort de NE, ce qui nous obligea à rester plus longtemps que souhaité à Prickly Bay. Nous avons quitté l’ile de Grenade le lendemain de Noel sans pouvoir atteindre Carriacou tant le vent et la houle faisait souffrir Taugl ; un de nos focs s’est déchiré. Arrêt pour la nuit à Rhonde Island, avec langoustes et pagres à la clé. Le mardi repartons pour quelques petits 10 miles mais qui là encore se révéleront mortels pour les moteurs ; vent de face ; houle creuse et courte. Carriacou pour les formalités de sortie et mercredi arrivons à Chatham Bay avec un peu de voile tout de même. Depuis mercredi le vent ne fait que souffler de plus en plus fort.

 

Avons retrouvé de vieilles connaissances américaines, Peppe et Bon sur Far Niente ; la dernière fois que nous les avions vus c’était en Afrique du Sud. Récits des mois écoulés bien sur. Sommes ici en compagnie de Graffiti, Maguy et Patrick qui eux nous racontent leurs histoires de navigateurs d’un temps révolu, les années 70. Moitessier et al. Plus rien à voir avec ce que nous voyons ici. Le royaume du charter et du séjour de courte durée ; de bateaux à 270 000 euros la semaine en location, je ne me suis pas trompée sur le montant. Le monde est fou et ça se voit. Les boat boys sont plus pressants ; les beach bars arnaquent à qui mieux mieux mais qui s’en soucie ; on est en vacances ; pas de crise pendant la trêve des confiseurs. Pas de chou ni de poissons pour les uns, du wake board pour les autres, beaucoup de bruit et de gaspillage pour tous.

 

En lecture collective : L’étoile des mers de Joseph O’Connor, une histoire qui se déroule pendant la tragique grande famine d’Irlande ; le monde est fou et ce n’est pas d’hier.

Je vous recommande aussi ‘Le jeu de l’ange’ de Carlos Ruiz Zafon, si vous aviez aimé l’ombre du vent, vous adorerez celui-ci.

 

J’ai été absolument enchantée des réactions enthousiastes des enfants devant leurs cadeaux de Noel ; ça fait vraiment plaisir de faire plaisir. Alors demain sera le dernier jour de l’année ; cette nouvelle année s’annonce pleine de changements pour la Taugl family. Nous comptons sur votre soutien sans faille pour négocier notre atterrissage. Plusieurs fois vous nous avez dit que nous étions votre bouffée d’oxygène, une part de rêve dans vos vies ; ce sera à votre tour de nous faire rêver pour que notre retour à terre soit le plus imaginatif possible. A vous la balle.

 

Mayereau 2 janvier


Nous aurons du mal à nous refaire aux Antilles. Des charters à perte de vue ; obligation de faire la police autour de son bateau pour écarter les bateaux qui mouillent en dépit du bon sens marin ; absence de courtoisie et de politesse.

Le dernier jour de l’année fut aussi calme que Noel ; balade à terre sur la jolie ile de Union ; belles vues sur les Grenadines ; réveillon en compagnie de Graffiti ; à peine un coup de corne à minuit.

Le vent continuant à souffler très fort nous décidons de partir quand meme et pour il nous fut douloureux de franchir les malheureux 3 miles et demi jusqu’à Mayereau. Mauvais temps aujourd’hui, grain sur grain avec rafales. Attendrons que le ciel se dégage pour aller aux Tobago Cays. Les nasses à langoustes débordent de belles bêtes ce qui est plutôt rassurant.

 

3 janvier Tobago Cays


Le vent reste fort et la houle aussi. Les 4 miles pour aller aux Tobago Cays furent à nouveau douloureux et si long. Nos moteurs souffrent ; beaucoup de monde bien sur aux Tobago Cays (la débauche d’argent sur l’eau est aussi prégnante qu’à terre), de la houle, du vent et une grosse déception. Le corail est mort et plus de poissons. Après s’etre fait secoué dans l’eau et sur l’eau, démouillons de devant le reef pour un endroit plus calme. Nuit et direction Béquia demain, 20 miles que nous espérons au travers. Mais nous le savons nous ne sommes pas dans la bonne direction ; et les moteurs ce soir ne souffraient plus le ralenti. Sur ce bonne nuit et demain sera un autre jour.

 

8 janvier Martinique La Pointe du Bout


Des Tobago Cays nous avons rejoint Béquia à la voile avec un peu de moteur sur la fin. On était si heureux de réutiliser Taugl comme un bateau à voile ! Arret rapide à Béquia pour les formalités de sortie et un peu de marché. Le mouillage que nous avions connu il y a 4 ans était blanc, noir et bleu de monde jusqu’à très loin de la cote. Avons trouvé un petit spot mais aux Antilles, la tranquillité est toute relative et la surveillance des voisins candidat au mouillage idéal est de rigueur. Nous ne nous faisons pas très bien à cette ambiance lourde de charters et bateaux de location.

 

Départ le lendemain de notre arrive à Béquia pour une nuit sans beaucoup de vent et au près serré pour arriver vers 10 :00 en Martinique à coté de l’anse Mitan. Mouillage raisonnablement peuplé en face d’un hotel délabré et d’un autre à 410 euros la nuit. Du vent, une tenue très moyenne (allons devoir remouiller), possibilité de se baigner ; bonne boulangerie à proximité ; avons déjà fait un voyage carrefour pour saucisson, fromage et rouge ! Avons retrouvé Kéa et leur fils avec sa copine, qui réside ici depuis 6 mois. Apéro, les rois, la belle vie, en plus c’est Zoé qui a eu les deux fèves dans l’excellente brioche du capitaine. Ici c’est ambiance Juan-Les-Pins, classe moyenne. Mais c’est toujours agréable de pouvoir plaisanter dans la rue ou les magasins et d’avoir du répondant. Bref ion est de retour chez nous.

 

Nous vous souhaitons à tous une excellente année 2012, je vais essayer d’envoyer des vœux par mail à tous.  Mais voici ma prose de cette année.

 

Rentrée programmée

Emois assurés

Tremblants à l’idée d’éviter

Orienterons nos regards perdus vers vous

Unirons nos efforts

Rêvant avec vous de bonheurs à réinventer

Belle année 2012

 

Vous aurez compris notre souci et comptons sur votre aide et votre présence à nos cotés. Vous avez été nombreux à nous dire que nous vous avions fait rever et sorti de la grisaille pendant ces quelques années d’escapade et bien à notre tour de nous tourner vers vous.

 

 

Par TAUGL
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 08:36

C'est du transit a Londres que je poste ce petit message pour vous eclairer sur ce qui a ete conclu a Durban. Les tractations furent douloureuses et jusqu'a la fin on a cru que le sommet serait un echec. Jusqu'a 3h30 du dimanche matin ou la ministre indienne et la commissaire europeenne se sont assises face a face pour trouver les mots magiques. Elles y sont arrivees et la 'package de Durban' a pu etre adopte.

 

Durban se sera achevee avec 36h de retard un record du genre.

 

Recit. A 3h30 le conciliabule qui a debloque la situation. La commissionnaire europeenne et la ministre indienne ont negocie les termes d'un texte sous le regard de dizaines de negociateurs et d'ONG. C'est cet etonnant conciliabule qui a a 3h30 dimanche matin contribue a debloquer l'issue de la conference. Sur une intervention passionnee de la minstre indienne appelant a plus d'equite, rejointe par la Chine, les discussions sont tendues. La presidente demande a l'UE et a  l'Inde de se parler et debloquer la situation. Suspension de seance. Les 2 actrices assises face a face en quete des mots justes et autour d'elles un cour de participants venus assister a la scene. La Russie se plaignant. 'c'est ca la diplomatie, il faut jouer des coudes?' Le ministre chinois, bresilien, la presidente et la ministre francaise apporte leur aide sous le regard tres attentif du principal negociateur americain. 'une solution concertee ayant une force legal au lieu d'issue legale?' proposition lancee a la cantonnade. Applaudissements. On se serre la main. Le texte est  rapidement amende, la seance pleniere reprend et l'accord de Durban se dessine et est officiellement adopte un peu plus tard.

 

Les points cles du 'package de Durban'

 

     avenir post-2012 pour PK: 2PE dont la duree reste a debattre, 5 ou 8 ans?

     accord global en 2015: feuille de route vers nouveau cadre juridiquement contraignant pour tous les pays. signe en 2015, entree en vigueur en 2020. cadre defini comme 'protocole ou autre instrument legal ou une solution concertee ayant une force legale' formulation tres large pour avoir permis le consensus mais qui devra etre precise.

       FVC: operationnel mais aucun progres sur les sources de financement

      transparence et controle des actions menees par les pays:  mise en oeuvre de certains points des accords de Cancun sur la transparence et verification des actions de reduction. pour les PD pistes pour suivi au fur et a mesure et pas seulement a la fin. creation d'un groupe de travail preparatoire pour faire entrer l'agriculture dans le perimetre de la convention.

 

USA:   l'affaire s'est finalement bien terminee. C'est la 1ere fois que l'on va voir les PeD accepter d'etre tenus par un accord global.

 

Dans quelques heures je serai de retour dans mon univers flottant loin de la furie des crises financieres et des messages deprimants que l'on recoit quand on suit les nouvelles. Nous profiterons de ces derniers mois de relative tranquillite. Nous regretterons de ne plus vous faire rever si souvent... 

Par TAUGL
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 22:14

SAMEDI SOIR

La ministre vient enfin de donner quelque information sur ce qui se passe ou ne se passe pas. Difficile de le savoir. Elle a lancé un appel pour l’adoption de ce qui sera le résultat de Durban, sans que personne n’en connaisse la teneur. Elle est repartit ensuite pour travailler encore. Il se peut que la nuit soit encore longue. ET lorsque le texte sera présenté à la plénière il peut être rejeter mal gré l’insistance de la ministre sud-africaine. Un certain optimisme règne encore cependant. De la bouche d’un diplomate de PD, "L’état d’esprit prévalent est la volonté d’avoir quelque chose. Je ne détecte pas de signe que les acteurs principaux soit en train de ‘descendre’ le texte."

La plénière du groupe de travail sur le PK vient de suspendre pour la deuxième fois. Le texte sur la 2PE n’est pas acceptable pour l’ALBA. Etonnant cette plénière finale, on a l’impression que rien n’a été négocié avant que les ministres étaient à la plage. Les augures sont très mauvais pour la fin de cette COP. Ce ne sont pas quelques heures de plus qui vont manquer.

Nous serons dimanche dans une heure et ce qui s’entend en plénière du deuxième groupe de travail est tout à fait consternant. Je ne rentrerai pas dans les détails, ça n’en vaut pas la peine. Vous lirez le résultat dans les journaux.  

Par TAUGL
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